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bertrand ferrier site officiel aller au contenu accueil agenda littérature a acheter bon de commande les livres disponibles a lire musique concerts à venir concerts passés vidéos et sons bertrand ferrier je m’appelle firmin bio contact ← articles plus anciens spa grammont, 30 juillet 2018 publié le 31 juillet 2018 c’est toujours un projet sympa : passer une matinée à s’ébaubir en baguenaudant avec des chiens qui, le reste du temps, sont cloîtrés dans des cages en attendant un éventuel adoptant. après une désillusion pas si lointaine , j’ai appelé pour savoir si l’on pouvait sortir les chiens plus tôt, afin d’éviter d’être bloqué parce que « fait trop chaud ». bonne nouvelle : oui, on peut se faufiler dès neuf heures. youpi. ainsi, je pus – avec un « s », merci – fasseyer dans le parc jouxtant le refuge de grammont sans clyde mais avec bonnie . arrivée de la guadeloupe, elle est annoncée partante car adoptée. opérée en conséquence, elle s’apprête à s’enfuir de la prison à sauts et à gambades, pour rigoler avec de nouveaux deux-pattes. et voilà, c’est tout. parce que, non, en fait, pour sortir des chiens qui ne sont pas à l’infirmerie, c’est plus compliqué. il faut les « réserver », apprends-je a posteriori . sinon, on les nourrit, comme d’hab’, et il convient de nouveau d’attendre 11 h pour les pouvoir promener. sauf que, à 11 h, fait trop chaud, plus de promenade. bref, j’ai sorti bonnie, on a rigolé, on s’est hydraté aux fontaines car c’est sain (« bonnie, bar ? »), on a grattouillé, mais il est vrai que, en repartant, j’étais assez d’accord avec elle quand elle me lança… imprimer publié dans photos canines , spa | marqué avec bonnie , grammont , refuge de grammont , spa | commentaires fermés sur spa grammont, 30 juillet 2018 -- laure prouvost, « ring, sing and drink for trespassing », palais de tokyo, 19 juillet 2018 publié le 30 juillet 2018 photo : rozenn douerin au détour d’un couloir noir, entrée différenciante façonnée par laure prouvost pour son exposition au palais de tokyo, surgit la question qui transcende les catégories artistiques : que serait l’art sans les nichons ? l’artiste replace cette problématique essentielle en nichant une fontaine soutenue, débordante et gorgée de nichons au centre des installations autour desquelles le curieux est invité à tourner en zigzag. de ci de là, des pièces sont rassemblées pour former des assemblages hétéroclites au sein (ha, ha) de structures à la fois délimitées et ouvertes, comme cette tonnelle où l’on regrette l’absence de vin blanc… mais pas de nichons, ouf. « les nouveaux tétons commandés par grand-maman ». photo : rozenn douerin. photo : rozenn douerin « idéalement, ce mur pousserait tout plus loin. » photo : bertrand ferrier. laure prouvost juxtapose des objets, des écrits, des associations, souvent déconnectés d’un projet clairement identifiable. il s’agit de laisser le visiteur en liberté tant de mouvement que d’étonnement. l’objectif est, croit-on déceler, moins le décryptage que la concaténation abrupte , laquelle disjoint souvent le geste artistique de ses adjuvants classiques : la science artisanale ou la puissance conceptuelle. en clair, l’artiste ne cherche pas à prouver qu’elle sait « faire de l’art » ou « avoir des idées qui sidèrent ». certes, les éléments de langage parlent de « paysage apocalyptique » et de « dépassement des limites » ; mais, et c’est heureux, l’exposition propose un pas de côté contre ces poncifs en incitant plutôt le visiteur à s’approprier l’espace et le sens (voire le non-sens) du rangé dérangeant. photo : rozenn douerin la photographe devient art. photo : rozenn douerin. photo : rozenn douerin l’artiste rejette toute parataxe susceptible de fomenter du liant. la connexion entre les divers objets laisse en général perplexe ; et la connexion entre l’idée d’art et l’exposition de ces bouts de trucs ne convainc jamais. c’est un choix patent. ce n’est ni l’objet per se ni le contexte muséal qui artistise, ben ouais, une proposition, mais la question que, devant l’objet contextualisé, le visiteur est capable de se poser grâce à l’artiste. d’où le recours aux signaux métadiscursifs (méta = qui réfléchit sur soi-même – en l’espèce, les miroirs, piquetés ou non, par le truchement desquels le visiteur devient œuvre d’art éphémère : c’est bien lui qui fabrique l’appellation et constitue la pièce, donc l’art) et aux faits antidiscursifs (objets détruits, frigo abandonné et curieusement organisé, détournement de choses ou de mots). l’art, ici, se construit dans l’interrogation du rapport entre notre finitude (péremption, fragilité, beauté et danger de l’interaction) et la pulsion inaliénable qui relie, envers et contre tout, l’humain ordonné à une abscisse transcendantale, mystérieuse mais capable d’attirer, par exemple, des gens dans un musée où exposer des trucs dans un frigo, c’est faire art plus que, bertrand, faire yeah . photo : frozen douerin photo : frozen douerin cette volonté de nier le liant, de désamorcer l’explicable, d’exploser les catégories envisageables, renvoie à l’idée que l’art surgit parce que l’homme de tout sexe sait que l’on se retrouvera tous au bac à sable où l’on se croisa jadis, mais plus actif. partant, en fin de compte, l’homme finit-il à tchernobyl ? se réduit-il à lui-même ? ne se réjouit-il que dans la contemplation de sa propre image ou de sa conception personnelle de l’absolue consubstantialité de ce-qu’est-l’art ? laure prouvost paraît s’amuser, sans jamais creuser ouvertement la veine humoristique, de l’ indécidabilité de ce qui constitue la spécificité humaine , notamment dans son aspiration à un au-delà plus-qu’humain. ne présente-t-elle pas des personnages de métal penchés, écran-tête en avant, sur la serpillière dont nous sommes libres de penser ce qu’elle doit essuyer ? la photographe rozenn douerin s’en amuse en choutant des plans de coupe au hasard de nos déambulations. rien ne dissocie objectivement la plupart des installations de ce qui leur est périphérique ; et cette porosité est une joyeuse conséquence d’une conception de l’art non plus comme perspective tendant vers l’infinitude, mais comme projet donnant sens à l’ici-bas, faisant résonner le déjà-là, pas dans le ready made , non : dans la construction du regard , celui qui nous pousse à trancher entre « wow » et « et c’est de la merde ». photo : rozenn douerin photo : rozenn douerin photo : rozenn douerin est-ce une raison pour s’échapper devant notre question liminaire ? certes non. donc, que serait l’art sans les nichons ? partant, que serait l’art sans la bite ? la fontaine généreuse de l’art contemporain et les chiottes du musée souhaitent, sans cesse, nous donner de nouvelles pistes de réflexion. suspendons donc notre jugement et acceptons que des professionnels posent de curieuses hypothèses à la fois bitologiques et artistiques : même si elles nous laissent aussi sceptiques que le storytelling l’accompagnant et nous rendant d’autant plus suspicieux (« laure prouvost vit entre londres, anvers et une caravane dans le désert croate »), les sous dépensés dans cette facétie sont autant que l’utilitarisme macroniste n’aura pas – et que les cons qui achètent du swarovski auront cofinancé. « na » nous paraît, hic et nunc , une judicieuse conclusion. photo : rozenn douerin photo : bertrand ferrier rens. ici sur la première heure de gloire parisienne de laure prouvost. imprimer publié dans musée et expositions | marqué avec laure prouvost , palais de tokyo | commentaires fermés sur laure prouvost, « ring, sing and drink for trespassing », palais de tokyo, 19 juillet 2018 -- motivé, motivé, mais bon publié le 29 juillet 2018 tu connais ce moment, oh, tu connais ce moment où, arrivant à ton travail d’organiste, tu essayes de recueillir le programme entre les différents intervenants pour démontrer la plus grande motivation. puis vient le moment où, pfff, si personne veut bosser avec un peu de rigueur, pourquoi moi, bordel ? imprimer publié dans orgue , vis ma vie d'organiste